| Le centre commercial Belle-Epine en alerte contre les bandes. |
Belle-Epine, à Thiais (Val-de-Marne), a dû faire face à une déferlante de jeunes venus s’affronter, samedi dernier. Pour se prémunir contre ces bandes, des renforts policiers ont été mobilisés hier. Certains aimeraient un commissariat sur place. Pas question de revivre l’épisode de samedi dernier. Hier, le centre commercial Belle-Epine de Thiais (Val-de-Marne) a donc déployé les grands moyens pour éviter que ses allées n’abritent un face-à-face entre bandes rivales. Il y a une semaine, une soixantaine de jeunes venus de cités des Hauts-de-Seine et de l’Essonne se sont donné rendez-vous sur place pour en découdre. La sécurité du centre est intervenue avant que la bagarre n’éclate, mais des boutiques ont dû baisser le rideau et trois vigiles ont été blessés. « Le samedi, ici c’est l’équivalent de deux fois le Parc des Princes » « Je me demande ce qui se passe ? », s’interroge une mère de famille dans l’allée centrale, après avoir croisé trois CRS en uniforme. Ignorant la descente de samedi dernier, la jeune femme vaque tranquillement de boutique en boutique. La « guerre des bandes » dans les temples de la consommation, elle en a vaguement entendu parler, mais « plutôt dans les Yvelines ou à Paris ». Il y a quelques années, des règlements de comptes avaient en effet eu lieu aux Quatre-Temps, à La Défense, comme au coeur des Halles à Paris. « Ici, à Thiais, il y a déjà eu des coups de feu », se rappelle une jeune fille, évoquant les frictions entre bandes venues des cités de l’Essonne qui avaient, en 2007, fait deux blessés à Belle-Epine. Assurer le confort des clients et rester vigilants, c’est ce que souhaitent tout à la fois Christian Charre, responsable du centre commercial, et Alain Auffray, président du groupement d’intérêt économique (GIE), fédérant les commerçants. « Dès mercredi, nous avons eu des patrouilles de policiers et nos équipes sur place ont été mises en alerte », affirme le premier. Pour hier, la préfecture avait annoncé un renfort encore accentué. Source : Le Parisien du 15/02/2009
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