| Ecrit par Dominique, le 09-08-2008 10:36 |
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Le secrétaire d'Etat aux Transports a évoqué vendredi la possibilité de courts appels téléphoniques en main libre en voiture, suscitant la vive réaction d'une association de victimes. "On peut fumer sa cigarette (...) on peut avaler une bouchée d'un sandwich mais pas prendre un repas avec un plateau repas, on peut téléphoner avec son portable (...) en main libre pour une conversation rapide", a estimé Dominique Bussereau.
On peut utiliser un téléphone main libre, ça a toujours été autorisé, ce n'est pas une nouveauté mais on ne passe pas une longue conversation, un appel commercial." Voilà la petite phrase, lancée vendredi par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, sur Europe 1, qui suscite la polémique. "Je crois qu'il faut être plein de bon sens", a dit le ministre. Et d'insister : "On peut fumer sa cigarette ou autre chose à condition de contrôler sa combustion et de s'occuper avant tout de conduire, on peut avaler une bouchée d'un sandwich mais pas prendre un repas avec un plateau repas, on peut téléphoner avec son portable (...) en main libre pour une conversation rapide". "On peut utiliser un (téléphone) main libre dans une voiture pour un appel rapide mais pas ce que je vois parfois quand je suis bloqué dans des embouteillages (à savoir) des personnes qui mènent des conversations professionnelles ou des négociations commerciales au volant de leur voiture parce qu'ils sont en perte d'attention", a-t-il poursuivi. Aussitôt, la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon, a dénoncé dans un communiqué ces propos, estimant que le ministre "détruit tout le travail réalisé par les acteurs de la prévention, qu'ils soient institutionnels et privés". "Il devrait savoir que de tels propos ouvrent la porte à toutes les interprétations et valent autorisation pour tous ceux qui se posent des questions", a-t-elle condamné, rappelant que "l'Observatoire national interministériel de sécurité routière évalue à 2,4 % la part des conducteurs qui téléphonent dans la circulation à un instant donné, ce qui entraîne 7 à 8 % des accidents". Source: LCI.fr - 08.08.2008
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